Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 23:32

Le pain du boulanger

 

Sa paupière est si lourde et la nuit si présente,

Chacun dort bien au chaud, mais il faut s’éveiller.

Son œil à la fenêtre en quittant l’oreiller,

Voit dans l’obscurité le matin qui s’invente.

 

Que s'apaise le temps, que souffle la tourmente,

L’avant de la vitrine, il va l’ensoleiller

De senteur, de douceur à nous émerveiller,

Son travail est celui qui précède la vente !

 

La pelle, le calot, la lame et le pétrin

Jamais on ne les voit, jamais on ne devine

Quand le beurre et le blé nous flattent la narine,

Les secrets du fournil, cachés comme un écrin !

 

Mais les croissants dorés, les petits pains câlins

Sont bien nés d’une main qui forme la farine,

Si l’artisan s’endort à présent que l’on dîne,

Son rêve nous emporte aux ailes des moulins !

 

Hanternoz (2012)

 

Quand l'intelligence, la passion mais aussi le courage se lient pour faire cause commune, alors l'artisan devient artiste.

L' art du Boulanger, du Patissier semble voué à l'éphémère, mais il n'en est rien. La mémoire n'oublie pas l'excellence. Les saveurs et les odeurs savent persister longtemps, qui n'a pas souvenir de la bonne odeur qui nous accueille chez l'artisan Boulanger?

 Ce poème se veut un témoignage d'amitié.

Par hanternoz - Publié dans : poesie - Communauté : vos poèmes
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 10:38

Vent d' automne

 

Sur les calendriers, en ronde monotone,

Le temps toujours s’enfuit. Mon âme en oraison

Rêve qu’un long printemps, pour unique saison,

Ne daigne s'affliger d’un univers atone !

 

 Novembre nous arrive et le monde dissone.

Un être flamboyant ? Non, la défeuillaison !

Chaque jour qui succombe attriste ma raison,

L’hiver est le taudis d’une affreuse gorgone.

 

Ma muse n’aime pas marcher sur le bois mort,

Son regard s’assombrit quand la forêt s’endort

Et dévoile soudain sa face désolée.

  

Que colportent ici sur une page blanche,

Des mots qui se pâmaient aux feuilles de la branche ?

" Voici le vent d’automne, il sème à la volée... "

 

Hanternoz  

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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 13:24

La quarantaine  calvitie

 

Tout âge de la vie apporte son attrait !

Voici ce qu'on prétend à l’homme qui vieillit,

Pour adoucir un front qu'une ride assaillit,

Jurant : « mais tu fais jeune ! », en prenant l’air distrait.

 

Offrant aux quatre vents mon crâne dévasté

Voici ma quarantaine et sa morne tonsure

Quelques ans passeront, las! J’aurai fière allure,

Arborant tristement ce caillou détesté

 

Ainsi parlait Ronsard : « ô marâtre nature ! »

Feue la rose, mignonne, et feue ...ma chevelure !

Faut-il dont qu’à l’instar de mon contemporain,

 

Je boive cette coupe, est-ce une sinécure ?

Au déclin du sommet, serai-je ainsi contraint

Comme un autre à mentir : « ma foi, je n’en ai cure ! »

 

Hanternoz

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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 12:04

Novembre

Novembre tes doigts nus griffent le ciel morose.

Affligeant le lointain, quelque sombre corbeau,

De son cri rauque et laid sonne le glas du beau,

Sur des champs inondés qu'une aube froide arrose.

 

 La nature s'endort, toute sève repose,

L'automne au crépuscule a creusé son tombeau,

Une pâle clarté comme un triste flambeau,

Etend une aile froide et tout se décompose.

 

Quand le souffle, l’averse à  la morne saison

Enterrent les chemins dans le noir horizon,

Transformant les jardins en affreux marécage,

 

Comment imaginer un printemps vigoureux,

Une fleur qui naitra, frêle dans le bocage,

Telle une onde d’espoir sur l’instant douloureux ?

 

Hanternoz

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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 15:43

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Muse d’automne

 

Une muse sourit. Le joli vent d’automne

Anime les sous-bois de sons ensorceleurs.

Octobre qui palpite agite ses couleurs,

Une feuille s’envole et folle, tourbillonne.

 

On aperçoit souvent dans la forêt bretonne,

L’esprit malicieux près des oiseaux siffleurs.

Posé sur une branche et vêtu de lueurs,

Il se plait à rêver dans l’instant qui frissonne.

 

La lumière tombait quand je le vis s’asseoir,

Il chantait longuement dans le souffle du soir,

Une douce musique à nulle autre pareille.

 

La lune s'élevait sur l’être merveilleux.

En ce moment de paix, loin du monde orgueilleux,

Le silence grandit... moi, je tendais l’oreille !

 

Hanternoz

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  • : Univers poétique. Sur ce blog, quelques poèmes.

Hanternoz

 

Horizons délabrés et brumes délétères,

 

Abîmes  de ma nuit, vos sombres ornements

 

Nécrosent mon étoile aux tristes firmaments,

 

Ténébreuses vallées aux frontières austères !

 

Est-il une raison quand  chaque soir venu

 

Ravage infiniment les débris désolés ?

 

Néant vaste et sordide aux rêves envolés

 

Outrage la beauté d'un jardin bien tenu,

 

Zénith abominé d’un hiver au front nu !

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